Audrey Azoulay élue à la tête de l’UNESCO pour quatre ans



Audrey Azoulay est née en 1972 dans la banlieue ouest de Paris appelée La Celle Saint-Cloud. Photo : EPA

Irina Bokova a été Directrice générale de l'UNESCO entre 2009 et 2017. Elle a été la première femme élue à ce poste et la première Directrice générale de l'UNESCO d'Europe du Sud-Est.  Photo : EPA
Irina Bokova a été Directrice générale de l’UNESCO entre 2009 et 2017. Elle a été la première femme élue à ce poste et la première Directrice générale de l’UNESCO d’Europe du Sud-Est. Photo : EPA

Audrey Azoulay elle a assumé son premier mandat de Directrice générale de l’UNESCO en 2017, lorsqu’elle l’a remplacée Irino Bokovo de Bulgarie, qui a également été élu pour deux mandats.

Élection avec un fort soutien des États membres
La réélection d’Audrey Azoulay s’est déroulée dans un esprit de consensus avec le ferme soutien des États membres de l’UNESCO, puisqu’elle a recueilli 155 voix sur un total de 169 suffrages exprimés, selon le site officiel de l’organisation.

« Je vois ce résultat comme le signe d’une unité restaurée au sein de notre organisation. Au cours des quatre dernières années, nous avons réussi à restaurer la confiance dans l’UNESCO et, à certains égards, cela a également été à restaurer la confiance de l’UNESCO en elle-même. Nous avons également retrouvé notre sang-froid en réduisant les tensions politiques qui se dressaient sur notre chemin et en trouvant un terrain d’entente sur des sujets qui nous ont divisés dans le passé. Nous avons alors pu développer des efforts communs, notamment en renouant avec la tradition de mener des opérations majeures dans ce domaine,», a déclaré Audrey Azoulay après sa réélection.

Des efforts considérables à Mossoul et à Beyrouth
Sous sa direction, l’UNESCO a entrepris un important processus de modernisation au cours des quatre dernières années pour améliorer l’efficacité de ses actions. Ils ont notamment entrepris la reconstruction de la partie ancienne de Mossoul en Irak, lancée en 2018 et actuellement en cours. Depuis la tragique explosion du port de Beyrouth en août 2020, l’UNESCO a reconstruit près de 90 écoles dans la capitale libanaise, où elle mène également des activités dans le domaine du patrimoine et de la culture.


Audrey Azoulay s'est rendue à Beyrouth après l'explosion dévastatrice de l'année dernière.  Photo : EPA
Audrey Azoulay s’est rendue à Beyrouth après l’explosion dévastatrice de l’année dernière. Photo : EPA

Offrir une éducation dans 112 pays
Pendant la pandémie, alors que des centaines de millions d’enfants et d’adolescents ont été privés du droit d’apprendre, l’UNESCO a une fois de plus démontré sa capacité à s’impliquer. Sous ses auspices, la Coalition mondiale pour l’éducation a été formée, qui a assuré la continuité de l’éducation dans 112 pays.

Ce nouvel élan a conduit à la consolidation du budget de l’UNESCO. Le financement basé sur les contributions nationales et volontaires s’est élevé à 1,2 milliard d’euros entre 2020 et 2021. Les contributions volontaires ont augmenté de 50 % entre 2017 et 2021 par rapport aux quatre années précédentes, selon le site Web de l’UNESCO.

De la tête du ministère de la Culture à la tête de l’UNESCO
Audrey Azoulay a grandi principalement en France et est étroitement liée au monde arabe. Ses parents sont marocains, son père André Azoulay il était conseiller du roi du Maroc Mohammed VI et son prédécesseur Hasana II. Elle a notamment été directrice adjointe du Centre français de la cinématographie. En 2014, elle était alors présidente François Hollande nommée consultante pour la culture, et entre 2016 et 2017, elle a été ministre de la Culture.

Damien Dupont

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