L’Allemagne et la France ont conclu que

L’Allemagne et la France ont conclu qu’elles ne contesteraient pas la proposition de l’UE de classer l’énergie nucléaire parmi les ressources « vertes ». Anna Lührmann, la ministre fédérale pour l’Europe, l’a dit et a nié qu’il y ait eu un conflit entre Berlin et Paris.

La France produit la majeure partie de son électricité grâce à l’énergie nucléaire et est d’accord avec la proposition, tandis que l’Allemagne s’y oppose fermement.

« Nous connaissons la position de la France sur l’énergie nucléaire et la partie française connaît très bien la position de l’Allemagne », a déclaré Lührmann à l’AFP.

« Nous pouvons donc dire que nous avons convenu de ne pas nous mettre d’accord et nous aborderons les questions sur lesquelles nous voulons progresser – de la protection du climat à l’investissement durable en passant par la question de la souveraineté stratégique de l’UE », a-t-elle ajouté.

La liste des énergies vertes, la soi-disant taxonomie énergétique de l’UE, devait être achevée avant la fin de 2021, rappelant à l’AFP qu’elle est encore incomplète en raison de profondes divergences d’opinion entre les États membres.

La Commission a publié le projet de texte de taxonomie susmentionné le 31 décembre 2021 et le consulte actuellement avec les États membres. Si elle est soutenue par la plupart des pays, elle fera partie de la législation européenne à partir de 2023.

La France, qui produit 70% de son énergie à partir de l’énergie nucléaire, a signé en octobre dernier une déclaration de soutien à l’énergie nucléaire, qui a été rejointe par neuf autres pays de l’UE, dont la République tchèque, la Pologne et la Slovaquie.

La ministre fédérale de l’Environnement, Steffi Lemke, a déclaré qu’il serait « absolument faux » d’inclure l’énergie nucléaire car « elle peut conduire à des catastrophes environnementales dévastatrices ».

Le gouvernement fédéral allemand, dirigé par la chancelière Angela Merkel, a annoncé la fin des centrales nucléaires en 2011 après l’accident de la centrale de Fukushima, au Japon. A la fin de l’année dernière, les autorités allemandes en ont définitivement fermé trois.

Cependant, comme l’a noté Lührmann, Berlin est conscient que la majeure partie de l’Europe ne partage pas ses vues sur l’énergie nucléaire. (tarr)

Stéphanie Charbonneau

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