Le film « Unplanned », qui s’oppose à l’avortement, a bouleversé le gouvernement français

La chaîne de télévision française a provoqué l’indignation du public et même l’intervention du gouvernement car elle a inclus la projection de « Unplanned » dans son programme, une histoire vraie sous la forme d’une confession sincère d’un ancien employé de la clinique du radeau devenu un combattant pour la vie.

Le gouvernement français est un film « Imprévu » décrit comme un « outil de propagande dégoûtant contre l’avortement », écrit Solène Tadié, correspondante européenne du portail américain National Catholic Register. Le gouvernement a fortement accusé la chaîne de télévision de « faire obstruction à l’avortement » en diffusant ce film.

Le film a été projeté en France le 16 août, et peu de temps après, la ministre de l’Egalité des chances, Élisabeth Moreno, s’est manifestée pour « condamner fermement » un « conte de fées contre les valeurs gouvernementales » sur Twitter. Selon les mots de Moreno, l’avortement est « un progrès pour notre société » et « un droit fondamental et inaliénable pour toutes les femmes ». Elle a tweeté son tweet avec le hashtag #mybodymychoice.

« Un conte de fées qui va à l’encontre des valeurs gouvernementales » ?

Le film raconte la véritable histoire de la vie de l’Américaine Abby Johnson, qui était employée par l’organisation d’avortement Planned Parenthood et promue au poste de chef de l’une des cliniques d’avortement.

En 2009, elle a dû participer à un avortement et a regardé à travers une caméra à ultrasons le bébé aspiré hors de l’utérus et brisé en morceaux. Elle a immédiatement démissionné de son travail et est devenue une opposante active à l’avortement. Aujourd’hui, elle est considérée comme l’une des défenseurs les plus influents du mouvement pour la vie aux États-Unis.

Le but du film « Unplanned » était de faire la lumière sur la réalité de l’avortement en présentant les coulisses de ce commerce international très lucratif, et la véritable tragédie que cela représente pour des millions de femmes.

Abby Johnson PHOTO : Archives de la famille

Le film a frappé l’Allemagne ce printemps quatrième place au classement Spiegel les DVD les plus vendus du mois de juin et les chrétiens allemands ont été agréablement surpris par la si grande popularité d’un film sur un tel thème. D’autre part, la production du gouvernement français a provoqué un véritable émoi. La ministre Moreno a assuré le soutien indéfectible de l’État français à Planned Parenthood, expliquant qu’elle avait été attaquée à plusieurs reprises récemment, tout comme de nombreuses organisations féministes œuvrant sans relâche pour l’égalité des femmes devant la loi, l’éducation et la sensibilisation. dans les domaines de la sexualité, de la contraception, de l’avortement et de l’égalité des droits entre les femmes et les hommes ».

Réaffirmant le droit inaliénable de tout homme à disposer de son propre corps, Morenova a ajouté que « la France luttera résolument contre tous ceux qui tentent d’empêcher les femmes d’avoir le contrôle de leur corps ».

L’entrave à l’avortement est un crime en France depuis 2017

Selon Morenova, la chaîne de télévision C8, propriété du milliardaire catholique français Vincent Bolloré, a exprimé son soutien à « tous les mouvements opposés au libre choix des femmes » et a blâmé « l’obstruction à l’avortement » en diffusant le film à son apogée. La France depuis 2017 un crime. Elle a justifié ses accusations en affirmant que le film « représente et encourage des contrevérités scientifiques qui trompent sans relâche le spectateur ».

L’argument juridique avancé par le ministre est combattu par l’avocate Adeline Le Gouvello, qui estime que de telles accusations sont infondées, car le film « contesté » est basé sur une histoire vécue. La présentation de cette histoire, selon ses mots, est donc « une question de liberté artistique et de liberté d’expression. Cependant, si nous remettons cela en question, nous mettons en danger la liberté d’opinion. « 

Le Gouvello a ensuite expliqué sur Twitter que, contrairement aux affirmations du ministre, l’avortement n’a jamais été reconnu comme un « droit fondamental », mais comme une « exception au principe du respect de la vie humaine ».

L’avortement n’est pas un droit fondamental, mais une exception au principe du respect de la vie humaine.

Bénédict Lémieux

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