L’Eglise catholique française a levé 20 millions d’euros pour les victimes d’abus



Photo : EPA

« C’est la première étape. L’église a rempli son engagement, » Le président du fonds Selam, Gilles Vermot-Desroches, a déclaré à l’agence de presse française AFP.

Vermot-Desroches n’a pas précisé les origines des 20 millions d’euros, affirmant seulement que l’argent avait été versé par la conférence des évêques, des évêques individuels et « la plupart » des diocèses de France.

Sur ce montant, un premier cinq millions d’euros ira aux demandes d’indemnisation des victimes, qui seront examinées par une commission indépendante mise en place à la suite d’un rapport d’abus publié en octobre dernier.

Les responsables de l’Église ont subi d’intenses pressions pour identifier les victimes et leur verser une indemnisation après qu’une enquête française très médiatisée a confirmé l’abus généralisé de mineurs qui auraient été abusés par des prêtres, des diacres et des laïcs de l’Église catholique en 1950. années du siècle dernier.

L’Institut Dovolj.je exige une enquête approfondie sur les abus sexuels dans l’Église catholique

La plupart des victimes sont des garçons âgés de 10 à 13 ans

Une enquête indépendante a fait état d’environ 216 000 victimes entre 1950 et 2020. Cependant, si l’on inclut les victimes de membres laïcs de l’Église, comme les enseignants des écoles catholiques, ce nombre s’élève à 330 000. Le rapport a révélé que la plupart des victimes étaient des garçons âgés de 10 à 13 ans issus de divers milieux sociaux.

La Conférence épiscopale française a reconnu en octobre de l’année dernière que l’Église était responsable d’avoir laissé les abus devenir systémiques.

Son président Eric de Moulins-Beaufort a annoncé que l’Église catholique française a l’intention de financer l’indemnisation des victimes d’abus sexuels en vendant des biens immobiliers, en mobilisant ses propres réserves et, dans les cas extrêmes, en empruntant, et qu’elle ne s’aidera pas des contributions des croyants.

Damien Dupont

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