Les débuts du nouveau gouvernement français ont été assombris par des accusations de viol contre le ministre

Le début des travaux du nouveau gouvernement français lundi a été éclipsé par des accusations de viol contre la ministre des Solidarités et du Handicap, qui dément par ailleurs les allégations rendues publiques le week-end dernier. Dans les rangs du gouvernement, ils expriment leur soutien aux victimes d’abus sexuels, mais soulignent que la justice doit avoir le dernier mot.


PARIS
> Le portail d’enquête Mediapart a porté plainte contre le ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, 42 ans Damien Abadannoncé publiquement samedi, au lendemain de la présentation de la nouvelle équipe gouvernementale conduite par le Premier ministre ÉlisabethBorné.

Il s’agit d’une accusation de viol par deux femmes, remontant à 2010 et 2011. L’une d’elles a par la suite dénoncé Abada à la police, mais la procédure a été interrompue selon les médias. Un autre ne s’est que récemment tourné vers un point spécial pour signaler les abus sexuels en politique.

Abad nie fermement toutes les allégations. « Je n’ai jamais violé une femme de ma vie », a-t-il déclaré lundi, alors qu’il rejetait également les appels à la démission de l’opposition. « Un innocent devrait-il démissionner ? Je ne pense pas », a-t-il déclaré aux journalistes, selon l’agence de presse française AFP.

Déjà dans une déclaration précédente dans laquelle il a nié les accusations, il a déclaré que son propre handicap l’empêchait d’avoir une éventuelle agression sexuelle. Il souffre d’arthrogrypose, qui touche les articulations.

Les allégations ont néanmoins éclipsé la première session de lundi du nouveau gouvernement, à l’issue de laquelle sa porte-parole Olivia Grégoire reçu une série de questions sur le sujet. Elle a rejeté les allégations selon lesquelles elle était la présidente du pays Emmanuel Macron et son équipe gouvernementale au courant des allégations avant même la nomination d’Abad.

Dans le même temps, elle a exprimé le soutien total du gouvernement à ceux qui rassemblent du courage après l’attaque ou les abus et en parlent. Mais comme elle l’a ajouté, c’est à la justice d’établir la vérité.

La Première ministre Elisabeth Borne a également souligné dimanche que le harcèlement ou les agressions sexuelles devaient être punis. Selon elle, des mesures appropriées concernant Abad seront prises si de nouvelles informations sont révélées ou si une plainte est déposée.

L’affaire arrive à un mauvais moment pour le président Macron et le Premier ministre Borne, qui tentent de maintenir un soutien politique avant les élections législatives de juin, au cours desquelles Macron et ses alliés travailleront pour maintenir la majorité indispensable au parlement.


Bénédict Lémieux

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