Les troupes françaises se sont retirées d’une base à Tombouctou, au Mali, après huit ans

Auparavant, ils se sont également retirés des bases de Kidal et de Tessalit.

Tombouctou. Les troupes françaises se sont retirées mardi soir de la ville malienne de Tombouctou et ont remis la base, où elles ont travaillé pendant huit ans, à l’armée malienne.

L’AFP a rappelé que c’est à Tombouctou, le 2 février 2013, que le président français de l’époque, François Hollande, avait annoncé le lancement d’une opération militaire française visant à expulser les insurgés jihadistes du Sahel.

Auparavant, ils se sont retirés des deux autres bases

France 24 a rappelé que la libération triomphale de Tombouctou, que Hollande a qualifiée de « plus beau jour de (sa) vie politique », a été suivie de plusieurs mois de persécution des jihadistes dans les montagnes environnantes. L’année suivante, l’opération Serval est rebaptisée Barkhane avec un mandat étendu aux pays voisins.

Près de neuf ans plus tard, les groupes jihadistes étendent leur influence dans la brousse sahélienne, tandis que Paris, confronté à une hostilité croissante dans la région, annonce une réduction de son implication au Sahel d’ici fin 2022.

L’armée française disposera ainsi de six chasseurs et de six drones. Le contingent de 5 100 membres sera bientôt réduit à 3 000, avec une région aussi grande que l’Europe.

Les troupes françaises s’étaient précédemment retirées de deux autres bases au Mali – des villes de Kidal et de Tessalit.

Évolution positive

Les responsables de la sécurité et les diplomates occidentaux affirment qu’une certaine « stabilité » est revenue dans la brousse, bien qu’il ne soit pas clair si cela est une conséquence de l’implication de la France ou de l’action de l’ONU.

Cependant, selon eux, « l’acceptation des acteurs non étatiques », qui est « l’euphémisme utilisé pour les jihadistes », semble aussi jouer un rôle dans l’administration des affaires publiques, où l’Etat n’est plus représenté.

Se référant au bilan de l’ONU, France 24 a déclaré que le nombre d’attaques contre des civils dans la région était au plus bas depuis 2015, lorsque des accords de paix ont été signés entre Bamako et des groupes rebelles dans le nord.

Les réfugiés nomades qui ont fui vers les djihadistes en Mauritanie et en Algérie ont retrouvé leurs postes habituels. Les écoles fermées sous la pression jihadiste pourraient rouvrir sous certaines conditions.

« Il y a eu une évolution globalement positive », a déclaré Ricardo Maia, chef de la mission de l’ONU au Mali.

Bénédict Lémieux

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