La France attend un accord sur les sanctions contre la Russie cette semaine

« Je pense que nous pouvons trouver un accord cette semaine, nous travaillons à plein régime », a déclaré LCI à la télévision française. Clément Beaune. « C’est probablement une question de jours », a ajouté le secrétaire d’Etat français, dont le pays assure actuellement la présidence du Conseil de l’UE, selon l’agence de presse française AFP.

La Commission européenne n’a pas voulu commenter les déclarations de Beauno et a fixé des délais pour l’adoption de sanctions. « Nous faisons tout notre possible pour aider les pays à trouver un accord », a déclaré le porte-parole de la commission lors d’une conférence de presse. Éric Mamer. Il a exprimé l’espoir que des sanctions seraient adoptées dès que possible. Mamer a également expliqué qu’ils sont le président de la commission Ursula von der Leyen et le Premier ministre hongrois Victor Orban lundi soir à Budapest à la recherche de solutions aux préoccupations hongroises concernant l’approvisionnement en pétrole, a-t-il déclaré.

Ils se sont concentrés sur les problèmes qui doivent être résolus, a ajouté Mamer. Il s’agit notamment des infrastructures d’approvisionnement en pétrole, de stockage du pétrole, ainsi que des infrastructures de raffinage.

L’oléoduc croate de l’Adriatique comme alternative à l’oléoduc russe ?

Ces derniers jours, l’oléoduc croate de l’Adriatique (Janaf) a été évoqué comme une alternative possible à l’oléoduc russe. Il relie le terminal d’Omišalj sur l’île de Krk avec des raffineries en Croatie, en Serbie et en Bosnie-Herzégovine.

Mais Mamer a souligné lors de la conférence de presse d’aujourd’hui à midi que « nous ne devrions pas trop simplifier ». De nombreux problèmes techniques doivent être résolus concernant la capacité de l’infrastructure existante de Janaf au cas où la Hongrie se retrouverait sans accès au gazoduc russe. De plus, le pétrole provenant d’un pays n’est pas le même que le pétrole provenant d’un autre pays.

Orban et la présidente von der Leyen ont convenu lundi que leurs équipes poursuivraient les discussions au niveau technique. Les discussions sur ce qui fera partie de la solution sont toujours en cours, a expliqué un porte-parole de la commission. Lorsque des progrès seront réalisés au niveau technique, la présidente de la commission convoquera également une vidéoconférence avec Orban et les dirigeants régionaux, ce qu’elle a annoncé lundi après les pourparlers, a ajouté Mamer. Selon des sources de l’UE, cette vidéoconférence, à laquelle le Premier ministre slovène ne devrait pas assister, a été reportée sine die.

Comment réglementer les dérogations à l’embargo sur le pétrole russe ?

Mamer a également souligné que le président de la commission et le Premier ministre hongrois n’avaient pas parlé lundi soir du délai dans lequel la Hongrie devrait renoncer au pétrole russe. Parmi les sujets de conversation figuraient également les demandes hongroises de soutien financier en échange d’un soutien aux sanctions, a-t-il affirmé. Concernant la possibilité d’exempter certains pays de l’embargo sur le pétrole russe, la commission souligne l’importance de l’unité de l’UE dans les sanctions contre la Russie.

Le secrétaire d’État français Beaune a expliqué qu’ils discutaient de deux manières d’exceptions. L’une est une période transitoire plus longue pour imposer un embargo à certains pays, et l’autre est une garantie d’options d’approvisionnement alternatives.

Après des entretiens avec Orban, la présidente von der Leyen a déclaré que des progrès avaient été réalisés mais qu’il restait du travail à faire. Ministre hongrois des affaires étrangères Pierre Szijjarto cependant, il a souligné que la Hongrie ne pouvait pas soutenir le paquet de sanctions tant qu’elle n’avait pas reçu d’assurances quant à ses préoccupations, a déclaré le porte-parole du gouvernement hongrois Zoltan Kovacs sur Twitter.

Frédéric Charron

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