La France a arrêté un suspect dans le meurtre de Hashokji



Trois ans se sont écoulés depuis la mort de Hashokji le 2 octobre. Photo : AP

Comme le rapportent les médias français, ils sont Khaleda Aedha Alotaibija arrêté à l’aéroport Paris Charles de Gaulle. L’ancien agent de sécurité personnel du tribunal saoudien, âgé de 33 ans, a voyagé sous son propre nom et a été placé en détention provisoire après son arrestation en vertu d’un mandat d’arrêt international turc. Il devrait comparaître mercredi devant le parquet.

Alotaibi fait partie des 26 Saoudiens recherchés par la Turquie en lien avec le meurtre d’un ancien journaliste du journal américain Washington Post et grand détracteur des autorités saoudiennes.

Les autorités saoudiennes ont attribué la mort de Hashokji à une « opération de guérilla » par une équipe d’agents envoyée pour rapatrier le journaliste. En septembre de l’année dernière, un tribunal saoudien a condamné cinq personnes impliquées dans le meurtre d’un journaliste à 20 ans de prison, après avoir été initialement condamnées à mort.

Mais les autorités turques ne croient pas à l’interprétation officielle de Riyad et affirment que l’assassinat de Hashoqji a été ordonné par des individus occupant les plus hautes fonctions de la monarchie saoudienne.

Un rapport de la CIA américaine a lié l’assassinat directement à l’héritier saoudien du trône Mohammed ben Salmane.

Hashoqji, 59 ans, s’est rendu au consulat saoudien pour obtenir les documents nécessaires à son mariage avec sa fiancée turque. Que le consulat puisse être visité en toute sécurité est censé lui être assuré par le frère héritier du trône, le prince Halid ben Salmane, qui était alors ambassadeur aux États-Unis, mais a nié toute communication avec le journaliste.

En 2019, elle est la Rapporteuse Spéciale de l’ONU Agnès Callamard L’Arabie saoudite accusée « exécutions délibérées et délibérées« Hashokji, procès saoudien rejeté comme »tout le contraire de la justice« .

L’année dernière, un tribunal turc a commencé par contumace à juger 20 suspects dans le meurtre, dont deux anciens associés du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. Les procureurs turcs ont par la suite déposé des accusations contre six autres suspects
d’Arabie saoudite, mais aucun représentant des autorités saoudiennes n’a encore comparu devant un juge dans le cadre de l’assassinat en Turquie.

En septembre 2020, un tribunal saoudien a annulé les condamnations à mort précédemment prononcées contre cinq personnes reconnues coupables de la mort de Hashoqji et les a condamnées à 20 ans de prison à la place.

Bénédict Lémieux

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